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A Cosne-sur-Loire vient de s’installer un nouveau commerce, inhabituel et original : « Ma Boutique 3615 »
L’esprit de cette nouvelle enseigne est bien résumé sur sa page Facebook : « Un voyage dans le temps, entre souvenirs et créativité… » « … Déco vintage, ambiance rétro. Une expérience hors du temps. » En effet, de nombreuses reproductions d’objets vintage (années 80-90) sont proposées à la vente, depuis les statuettes des Frères Dalton (Lucky Luke), jusqu’à la silhouette grandeur-nature d’E.T., l’extraterrestre. Florian, le propriétaire, qui est également graphiste, expose à la vente des centaines de créations originales et permet à tout un chacun de personnaliser mug, casquette, tee-shirt, tapis de souris. Tiens ! justement, on avait besoin d’un tapis de souris, objet vintage par excellence à l’ère de l’écran tactile. Alors, on se lance ? Découvrez donc ci-après les différentes étapes de cette aventure artisanale.
C’est Claudine, mon épouse, qui a eu l’idée de choisir Linutil comme sujet de notre tapis de souris. Et plutôt que de recycler un ancien épisode parmi les 280 (!) publiés jusqu’à ce jour, j’ai préféré en imaginer un nouveau et spécifique, faisant ainsi d’une pierre deux coups : l’épisode du mois et le thème de cette chronique. « Quel fainéant ! » dirait Linutil, qui connaît bien son maître… Les premières opérations sont donc celles habituellement engagées lors de la création de tout nouvel épisode.
Tout commence par un script, comme au cinéma, décrivant l’action et précisant les dialogues. Pour les épisodes « ordinaires », le récit se déroule habituellement sur 4 cases. Ici, il faut prendre en compte le format particulier du tapis de souris, rectangulaire et plus large que haut. On décide donc de limiter l’épisode à 3 cases, se succédant horizontalement.
Vien ensuite l’encrage, étape importante et minutieuse, car le trait est définitif. J’utilise des crayons feutres indélébiles d’épaisseurs différentes (ceux qui servent aux dessinateurs professionnels de mangas japonais, rien que ça !), ainsi qu’un stylo-plume conçu spécialement pour le dessin.
Une fois le dessin complètement encré, viendra la corvée que tout dessinateur de BD déteste : le gommage ! Il faut effectivement éliminer toute trace de crayon sur le dessin encré. C’est donc à la force du poignet qu’on s’acquitte de cette tâche. Attention au claquage musculaire ! Certains professionnels contournent cette étape en traçant leur esquisse au crayon bleu « inactinique ». C’est une couleur qui ne ressort pas quand on la photographie en noir et blanc ou qu’on la numérise au scanner. Je n’ai pas encore essayé ce procédé, m’en tenant à la méthode traditionnelle.
Pour ce projet particulier, j’ai créé 2
fichiers : un pour l’épisode qui sera publié sur le site
internet de Linutil et un autre qui va servir à la confection du
tapis de souris. Nous nous rendons aussitôt à « Ma
Boutique 3615 » où le couple des propriétaires
nous accueille de façon fort sympathique et nous permet d’assister
aux opérations de fabrication.
L’opération est délicate et nécessite précision et précautions du fait de la température dégagée. Gants isolants obligatoires pour la manipulation ! Une fois la température atteinte (180°) et la presse refermée, en à peine 2 minutes, le miracle a lieu : Linutil se retrouve « sublimé » !
Ci-dessous et sous forme de fresque inspirée de la Tapisserie de Bayeux (excusez du peu), un résumé des grandes étapes de cette réalisation :
1 : Esquisse sur papier
quadrillé
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